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L’ ’éducation positive’ comme technique ou comme éthique ? 🐶🐱🐺👨‍👩‍👧‍👦
Et le retour médiatisé du « il faut être ferme, et sévir »
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Post Facebook du 4 janvier 2025
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Une cliente française me disait il y a quelques jours qu’elle ne trouvait près de chez elle que des éducateurs « en régression sociale, hiérarchie, sanction et coercition… » pour son petit chien neurodivergent hypersensible au toucher, hypersensoriel, et avec crises neurologiques de colère…
On me raconte que sur les médias (radio-télévision, médias sociaux) (que je ne regarde pas), on promeut les - en donnant la parole principalement aux - éducateurs « à la dure », dits traditionnels.
Et même certains éducateurs « en positif », voire « en tout positif » semblent dans le respect du chien/chat, et la ‘friandisation’, sauf pour les humains des chiens/chats avec qui ils sont critique,s et parfois insultants, donc violents, donc ‘à la dure’. Comme si le « tout positif » était une technique, mais pas une éthique de vie.
En promenant les chiens tout à l’heure, un gamin d’une dizaine d’années a vu notre chihuahua et a dit « oh, le mignon petit chien » et a ensuite tapé du pied près du chien pour… lui faire peur ?
Comme quoi, agir ‘à la dure’, ‘faire peur’, ‘s’imposer’… semblerait inscrit dans la génétique (et la culture occidentale) d’homo sapiens.

En imagerie (RMN) fonctionnelle du cerveau de l’humain, on voit s’illuminer les noyaux de la récompense, et du goût sucré, quand les gens se vengent (d’une injustice imaginaire dans un jeu de rôle). C’est dire que ‘punir’ est autorenforcé (R+ et R-). On se ferait du bien en se vengeant, à punir l’autre. On dit en anglais ‘vengeance is sweet’.
Comme quoi, ‘se venger’, ‘faire du tort à autrui quand il nous a fait du tort imaginaire’, ‘un œil pour un œil…’, est inscrit dans notre connectome, dans nos modules neuronaux, dans les circuits neuronaux d’homo sapiens, donc dans notre génétique.
L’empathie et la compassion chez l’humain est aussi quelque chose de très variable, entre trop d’empathie (sympathie) et peu/pas assez d’empathie (sociopathie). Des études montrent que le manque d’empathie se retrouve environ de 5% dans la population humaine occidentale.
Sans empathie, peut-on être dans le respect, et le pardon ?

Je terminais mon livre sur la génétique du psy/comportement avec ces termes de respect et pardon. Si la personnalité, le psychisme, les
patrons-moteurs et les comportements sont génétiquement programmés à plus de 50%, ne devrait-on pas être plus dans le respect et le pardon et l’encouragement des comportements sociaux et adaptés, que dans la contrainte, la régression sociale, la punition, la coercition ?

L’éducation positive est une éthique remarquable, inventée par des humains pleins de conscience, d’empathie, de compassion, de respect, de pardon.

L’éducation positive va à l’encontre des méthodes traditionnelles (de type P+) ancrées dans la génétique et les neurones des humains moins empathiques, moins respectueux. Et le traditionnel ‘à la dure’ semble se sentir menacé par cette vague « positive », et il insulte les éducateurs « positifs » en les traitant de ‘’mous’’, de ‘’laisser faire’’. Le traditionnel n’hésite pas à faire du marketing mensonger en disant qu’il fait du positif, alors qu’il reste en contrainte, en ‘obéissance dans le non-choix’. Et le traditionnel n’a pas compris que le ‘tout positif’ ne veut pas dire qu’on ne met pas des règles et des apprentissages d’autocontrôle et de frustration.
Certains éducateurs, comportementalistes et vétérinaires utilisent la
technique du tout positif, sans encore être dans l’éthique du respect, surtout avec les humains des animaux. Ils sont sur la (bonne) voie de l’éthique du respect.
Peut-être faut-il quitter les mentions ‘’éducateur en positif’’ pour entrer dans une ‘’éducation respectueuse’’ de tous les animaux, y compris des animaux humains.
C’est la nouvelle année ! Et on souhaite à tous une bonne année pleine de moments de paix, de respect, de joie.
Pouvons-nous proposer une trêve des querelles de partisans de méthodes / techniques, de ‘qui sera le chef du bac à sable ?’, des guerres, des génocides… ?

J’aimerais tant qu’on puisse discuter scientifiquement sereinement des techniques et de leurs effets, pour le mieux-être de tout le monde, humains et animaux.

🧔🏻Dr Joël Dehasse, le 4 janvier 2025
(écrit le 18 décembre 2024)
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Image © Joël Dehasse