Le bâillement, même s’il est auto-apaisant, n’est pas un signal social chez le chien ni le chat, contrairement à l’humain, chez qui c’est un signal de (mise en) cohésion sociale. Les humains bâillent par imitation des humains, chiens ou chats qui bâillent ; les chiens ou les chats ne bâillent pas ensemble, ni en imitant les humains. Sauf par hasard.
Le bâillement libère de l’acétylcholine (+20%) dans le cerveau pour la relaxation, il active le système parasympathique (le nerf vague antérieur ‘social’, et le nerf vague postérieur régulateur du système digestif), il réduit le cortisol (-15%), il augmente les endorphines (+10%), et il active les ondes alpha (+25%- pour ralentir le SNC, apaiser la douleur ou le stress. Chez l’humain, le bâillement (contagieux social) potentialise l’ocytocine (+5%), et module l’inflammation (-10%) avec IL-10. En cas de dysbiose, le bâillement régule le microbiote, baissant la cytokine IL-6 inflammatoire. Le bâillement a bien, pour chaque individu, un effet apaisant pour le stress, la douleur, les coliques lors de maldigestion ou inflammation intestinale (MICI).